Killian Hayes a enfin lancé sa carrière : jusqu’où peut-il aller ?

Analyse de la progression actuelle de Killian Hayes et projection sur ses axes à travailler…

Arrivé en NBA dans un contexte sanitaire forcément inattendu et compliqué, s’habituer à l’air américain n’a pas été chose facile pour Killian Hayes. Tâche rendue encore plus ardue faute à une blessure à la hanche qui va lui pourrir près des deux tiers de sa saison. Mais aujourd’hui, le français s’impose comme un des meilleurs joueurs des Pistons et surtout l’organisateur en chef.

Un step-up qui crève les yeux

Avant sa blessure, l’ancien de Cholet a pu jouer sept matchs. Sept matchs durant lesquels son rôle et l’équipe qui l’entourait étaient totalement différents d’aujourd’hui. En effet, les présences de Derrick Rose, Delon Wright et Blake Griffin étaient des freins à la créativité du français. Les trois joueurs cités étant des joueurs aimant avoir la balle, ses responsabilités et opportunités de s’illustrer dans le playmaking n’étaient pas les mêmes. L’équipe ayant été largement rajeunie et épurée sur le poste de meneur, Hayes peut aujourd’hui profiter d’un temps de jeu plus conséquent et engranger de l’expérience. Il n’est plus rare de le voir jouer une trentaine de minutes. Le fait de jouer dans une équipe sans aucune pression du résultat lui enlève aussi la peur de l’échec. Un mauvais match ne risque pas d’handicaper son équipe et de perdre des places au classement. Cette confiance est efficace aussi car elle est mêlée à une acclimatation du jeu américain qu’il n’avait pas au début de saison. Effectivement, n’ayant joué qu’en Jeep Elite et en Allemagne avant son aventure de l’autre côté de l’Atlantique, l’absence de Summer League n’a pas aidé Killian Hayes pour son entrée dans la grande Ligue. Son absence dûe à sa blessure a pu lui laisser le temps d’apprendre, de s’entraîner et d’observer.

Un jeu basé sur l’intelligence et la lucidité

Quelles sont ses forces ? Premièrement, le playmaking. Killian apporte une vision de jeu atypique dans cette équipe et une philosophie de jeu dans laquelle il va d’abord chercher à trouver ses coéquipiers avant de vouloir tirer. Depuis son retour, les Pistons ont gagné 3 matchs sur 4 lorsqu’il a enregistré au moins 5 assists. Un jeu de passe non seulement efficace mais aussi très varié. Il peut tout aussi bien jouer en pick-and-roll, chercher la passe à l’opposé du terrain, décaler dans le coin après un drive, et envoyer un alley-oop.

« Il grandit et il voit des choses que les autres ne voient pas. Parfois ça finit au 14ème rang, mais nous devons faire avec, et ne pas le priver de sa créativité. »

Dwane Casey

Une polyvalence qui est une belle preuve de l’intelligence dont il fait preuve sur le terrain. Il a aussi montré qu’il était assez à l’aise à mi-distance notamment en s’aidant de la planche après un écran. Autre force qui le rend vitale : sa défense. Très actif, Hayes s’est montré comme étant capable de défendre sur l’homme et d’empêcher son adversaire d’être efficace. Exemples parfaits avec Colin Sexton et Derrick White qui ont dû attendre que Killian Hayes sorte pour se montrer dangereux et efficaces. Mais il est surtout doté d’une lucidité défensive qui lui permet de beaucoup aider ses coéquipiers lorsqu’il le peut et d’effectuer des interceptions précieuses (9 en deux matchs contre OKC par exemple).

Des axes de progressions à travailler

Il est vrai que sa progression et ce qu’il propose sont très satisfaisants, mais il reste des secteurs qui doivent être travaillés. Tout d’abord sa finition près du cercle. Très souvent après un écran, il a l’opportunité de finir avec un lay-up, mais il ne réussit pas à convertir cette chance là et échoue face au protecteur du cercle adverse. Dans cette optique là, développer son athlétisme et sa dimension physique pourrait l’aider grandement, en plus de lui permettre d’être encore meilleur en défense. Autre grand axe de progression, son jeu sans ballon et son shoot. Car oui, même si il excelle dans sa gestion du ballon, un peu plus de spacing de sa part ne serait pas de trop, et ça son coach le sait.

« On veut laisser son shoot venir avec le temps et développer son jeu sans ballon. Si il est ouvert, il a le feu vert pour dégainer, et il le sait. »

Dwane Casey

Des aspects de son jeu à développer donc, mais rien d’alarmant, bien au contraire. A 19 ans, le potentiel est à son maximum.

L’avenir nous dira à quel rôle peut-il prétendre dans cette équipe. Réel leader ou simple pilier de l’équipe ? Il sera en tout cas primordial de créer un vrai collectif et une complicité entre tous ceux qui sont impliqués à long terme dans le projet Pistons. La saison prochaine devrait être charnière pour le Français qui postulera sûrement à la place de meneur titulaire. Son duo dynamique naissant avec Isaiah Stewart sera très certainement une des pièces centrales de la réussites des Pistons durant les prochaines années.

Source image : cholet.maville.com

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