Dossier : Ben Wallace, le cœur de Detroit

L’organisation Detroit Pistons est connue et reconnue pour sa philosophie défensive, son jeu dur et le dévouement de ses joueurs sur le parquet. Être flashy, le strass et les paillettes, pas le style de Motown. Et qui de mieux pour représenter cette mentalité que le légendaire pivot au numéro 3 ? Retour sur le parcours atypique d’un joueur unique. Mesdames et Messieurs, Ben Wallace.

CARTE D’IDENTITÉ

  • Nom : Ben Camey Wallace
  • Surnom : Big Ben
  • Date de naissance : 10 septembre 1974 à White Hall (Alabama)
  • Taille : 2m06
  • Poids : 110 kg
  • Poste : Pivot
  • High School : Hayneville Central
  • Université : Virginia Union (1994-1996)
  • Draft : Non-drafté en 1996
  • Équipes : Washington Bullets (1996-1997) / Washington Wizards (1997-1999) / Orlando Magic (1999-2000) – Detroit Pistons (2000-2006) / Chicago Bulls (2006-2008) / Cleveland Cavaliers (2008-2009) / Detroit Pistons (2009-2012)
  • Stats en carrière : 5.7 points 9.6 rebonds 1.3 passe en 1088 matchs (dont 655 à Detroit)
  • Palmarès : Champion NBA avec Detroit en 2004 – Maillot n°3 retiré

Des débuts timides mais prometteurs

En NBA, difficile d’être considéré comme une star si tu n’es pas capable de scorer de manière prolifique et régulière. Peu sont ceux qui parviennent à devenir des icônes du jeu ou de leur franchise sans être des machines en attaque, mais c’est le cas de Ben Wallace. L’enfant de l’Alabama a commencé le basket comme n’importe quel gamin américain, par passion. Dans son petit lycée de Hayneville, il se distingue comme un joueur assez doué, mais sans plus. À cette époque, c’est déjà un beau bébé, et le mentor du jeune Ben Camey Wallace n’est autre que le rugueux rebondeur et défenseur émérite Charles Oakley, alors figure importante des Knicks des années 90. Ce dernier sera d’ailleurs un personnage important dans la carrière de Wallace puisqu’il le prendra sous son aile dès la fin du lycée en lui enseignant les bases besognes du jeu et ira jusqu’à influencer son choix au moment de choisir une fac. Ni une ni deux, l’intérieur opte pour Virginia Union, la même institution qu’avait choisi Charles Oakley treize années plus tôt. Malheureusement, on ne peut pas dire que cette école soit connue et réputée dans le monde de la balle orange. En effet, Ben Wallace évolue en deuxième division universitaire, ce qui ne lui permet pas de se montrer puisqu’il n’est pas vraiment sous le feu des projecteurs. Il demeure un joueur intéressant, mais sans plus. Le seul avantage à cette époque du jeune Wallace est sa maturité physique assez précoce. Il est solide, robuste et n’a peur de rien. Du coup, il réalise deux saisons en Virginie somme toute correctes mais qui ne resteront pas pour autant dans les annales du basket universitaire. Il décide tout de même de se présenter au culot à la draft 1996. Mauvaise idée. Cette cuvée est encore aujourd’hui considérée comme l’une des plus belles de l’histoire de la Ligue. Allez, un petit rappel : Allen Iverson en first pick, Ray Allen en 5, Jermaine O’Neal en 17 mais aussi et surtout un certain Kobe Bryant en 13 ainsi qu’un dénommé Steve Nash en 15 pour ne citer qu’eux. Ce soir-là, c’est la douche froide pour notre Ben Wallace adoré puisqu’il ne sera même pas drafté. Dur. En cette soirée du 26 juin 1996, aucune franchise ne l’a retenu comme un potentiel prospect intéressant. La raison ? Sa taille. En effet, un pivot qui mesure seulement 2,06m, ça vaut pas le coup et Ben Wallace restera donc sur le carreau. Heureusement pour le jeune intérieur de 22 ans, les Bullets de Washington le signeront en tant qu’agent libre peu avant le début de la saison et il a alors l’honneur de découvrir le monde de la NBA. Ses trois premières saisons sont discrètes mais il parvient tout de même à montrer une certaine aptitude au contre et au rebond même si la plupart des pivots lui rendent bien dix centimètres. Mais c’est là que toute l’unicité de Ben Wallace intervient : chaque match est une finale pour lui. Se dégage en lui un fighting spirit à toute épreuve. Il n’a peur de rien, ne se démonte devant personne et joue chaque seconde comme s’il avait tout à prouver.

Résultat de recherche d'images pour "ben wallace orlando magic"Malheureusement, en 1999, la franchise de la capitale ne souhaite pas conserver ce pivot défensif trop peu influent en attaque et encore trop peu dominant dans les raquettes. Mais Ben Wallace a désormais fait le plus dur, il a prouvé qu’il avait potentiellement un avenir au sein de la Grande Ligue. Certes, ses stats chez les Bullets/Wizards ne sont pas transcendantes mais l’impact défensif qu’il a su apporter malgré un temps de jeu limité en sortie de banc est tout à fait louable. Du coup, le Magic n’hésite pas à se pencher sur le joueur et à l’intersaison, les Floridiens le récupèrent contre un pin’s et deux canettes de Fanta. Il débarque alors à Orlando dans un effectif en pleine reconstruction puisque la franchise est tout juste orpheline de leur meneur star Penny Hardaway parti aux Suns. L’équipe perd également son head coach parti à la retraite, un certain Chuck Daly (paraît qu’on l’aime bien par ici). Du coup, on repart avec un rookie du nom de Doc Rivers sur le banc et ce dernier décide dès son arrivée de titulariser Ben Wallace au poste 5. L’intérieur dispute alors sa première saison pleine. Il joue 81 matchs en tant que titulaire et compile des stats intéressantes en 24 minutes de jeu en moyenne : 4.8 points, 8.2 rebonds et 1.6 contre. Toujours aussi pauvre en terme de scoring mais l’influence défensive reste très intéressante. Il ne rechigne à aucune tâche, il est l’éboueur en chef de l’équipe et se bat sur toutes les possessions. Une grinta de tous les instants dirait-on pour utiliser le jargon footballistique. Bonne pioche de la part du Magic. De plus, malgré un effectif assez pauvre en terme de talent, Orlando parvient à remporter la moitié de ses matchs mais devra se contenter de la place du bouffon au 9ème spot de l’Est, ce qui bien évidemment ne leur permet pas de jouer les Playoffs. L’apport de Ben Wallace est alors certain et il est désormais un joueur respecté en NBA. Pas flamboyant, mais respecté. Pas mal pour un mec dont personne ne voulait il y a 4 ans, non ? Et pourtant, il est loin d’être au bout de ses surprises. Heureux d’avoir trouvé chaussure à son pied à Orlando, le pivot resterait bien en Floride à se dorer la pilule entre chaque match. Malheureusement, les plans du front-office du Magic sont tout autre, l’objectif est de redevenir compétitif, et vite. Et ça tombe bien puisque à l’été 2000, Grant Hill, alors star des Detroit Pistons, veut changer d’air et voit d’un bon œil un transfert au Magic d’Orlando qui a du cash à donner. Les deux franchises organisent alors un deal. Detroit resigne Hill au max et l’envoie directement à Disneyland en échange de Chucky Atkins et… Ben Wallace. Troisième franchise en cinq ans pour l’intérieur qui, en cet été 2000, ne sait pas encore qu’il est en passe d’écrire sa légende en arrivant dans le Michigan.

La légende en marche

Résultat de recherche d'images pour "ben wallace"

Ben Wallace arrive donc chez les Detroit Pistons. Là-bas, le jeu rugueux, défensif et combatif est une religion. La nouvelle recrue était donc dans son élément. Il s’installe alors directement au poste de pivot sous la houlette de George Irvine et envoie 6.4 points, 13.2 rebonds et 2.3 contres de moyenne. Fallait pas le faire chier le Ben. Une saison de domination étincelante dans la raquette de Motor City qui démontre à quel point son impact en défense peut faire de lui un game changer sans pour autant scorer beaucoup. 2,06m ou pas, Ben Wallace devient Big Ben et use n’importe quel adversaire par son hustle, sa robustesse, son impact physique. Attaquer au poste bas sur lui est un enfer. Laisser un adversaire marquer lui était inconcevable. C’est réellement à partir de cette saison que la Ligue prend la mesure du joueur spécial qu’il était. Ben Wallace était fort, Ben Wallace était dur. Ses appuis étaient solides, ses bras étaient bodybuildés. Un athlète féroce et effrayant. Il est alors adopté de suite par le public de Motown. Malheureusement, bien que sa saison ait été une franche réussite du point de vue individuel, les résultats collectifs le sont moins puisque Detroit finit seulement 10ème de sa conférence et matera les Playoffs depuis le canapé. Mais rien de grave, notre bon vieux Joe Dumars national, alors nommé GM au début de la saison, sait que sa première grosse décision de transférer Grant Hill pourrait être bénéfique pour le futur et qu’il peut voir en Ben Wallace une première pierre d’un avenir doré. Vous nous voyez venir ? Allez, petit récap de cette si belle époque. Donc, en 2001, nomination de Rick Carlisle au poste de head coach. En 2002, le rookie Tayshaun Prince débarque par la petite porte à Detroit en 23ème pick, s’ensuit l’arrivée de Chauncey Billups signé libre ainsi que de Richard Hamilton en échange de Jerry Stackhouse. Draft 2003, Detroit choisit Darko Milicic. Pendant ce temps-là, Ben Wallace enchaîne les saisons de porcinet au rebond et au contre. En 2001-2002, avec des stats moyennes de 7.6 points, 13 rebonds, et 3.5 contres, il est élu Défenseur de l’année pour la première fois de sa carrière. Un beau pied de nez à tous ceux qui n’ont pas cru en lui six ans plus tôt. La saison suivante, il envoie 6.9 points, 15.4 rebonds et 3 contres, est sélectionné pour le match des étoiles et garde le trophée de DPOY bien au chaud dans son armoire. Là, il n’y a plus de débat, il fait partie des meilleurs pivots de la Ligue. Or, il manque toujours ce petit quelque chose à Detroit pour aller en Finales NBA et éventuellement choper la bagouze. En 2002, les ennemis de Boston jouent en effet un mauvais tour à Detroit en les sortant au deuxième tour 4 matchs à 1. La saison suivante, Detroit finit premier de la Conférence, arrive en Playoffs avec l’étiquette de favori mais se fait sèchement sweaper par les Nets en finales de l’Est. La défaite de trop. Rick Carlisle est alors démis de ses fonctions et est remplacé par Larry Brown. La suite, tout le monde la connaît.

À la mi-saison, Joe Dumars sort encore de sa boîte et va chercher Rasheed Wallace en provenance d’Atlanta. La bromance Wallace est née, mais pas que, une équipe championne aussi. Les stats de Big Ben baissent un peu du fait de l’arrivée d’un autre intérieur dominant comme le Sheed mais tourne tout de même à 9.5 points, 12.4 rebonds et 3 contres de moyenne et sera encore All-Star! Les Pistons terminent troisièmes de l’Est et se ramènent donc en post-season remontés à bloc. Au premier tour, les Bucks de Michael Redd et Keith van Horn sont passés à la moulinette. Au deuxième, Detroit se fait peur mais prend sa revanche sur les Nets de Jason Kidd en sept matchs. Enfin, en Finales de l’Est, l’escouade collective et combative coachée par Larry Brown se débarrasse des Pacers en six matchs. Enfin. Quatorze ans plus tard, Detroit fait son retour en Finales NBA et notre bon Big Ben va devoir se frotter à ce qui fait de mieux au poste 5, autrement dit Shaquille O’Neal. Résultat ? Double-double de moyenne du pivot de Detroit (10.8 points, 13.6 rebonds sur les Finales) qui dominera le MVP 2000 au rebond. En face, 26.6 points et 10.8 rebonds, ça reste le gros Shaq hein. Le limiter oui, l’arrêter est du domaine de l’impossible. Dans tous les cas, Detroit dégustera les Lakers de Kobe Bryant, Karl Malone, Gary Payton et Shaquille O’Neal aux petits oignons 4 à 1 et s’adjugera le titre de champion NBA. Ben Wallace est au sommet de son art. Coupe afro, bandeau sur les bras, le flow est au maximum. Le talent du joueur n’est même plus à démontrer. All-Star, DPOY, et maintenant champion. Beaucoup d’observateurs retiennent de cette équipe des Pistons la prépondérance et le talent de Chauncey, la justesse et le shooting de Rip Hamilton ou même l’ajout du Sheed qui a réellement amené un plus à l’équipe dès son arrivée. Mais force et de constater que l’influence de Ben Wallace en défense et au rebond était un point central de cette époque victorieuse. Big Ben est un protecteur d’arceau comme on n’en fait plus de nos jours. La dimension physique qu’il apportait était un véritable frein pour l’équipe adverse qui savait que devoir se frotter à Ben Wallace à l’intérieur était un supplice. Pas drafté vous dites ? Bouarf.

Résultat de recherche d'images pour "ben wallace ron artest"

L’intérieur est alors une star de la NBA. Désormais bagué, il n’a déjà plus rien à prouver mais se reposer sur ses lauriers n’a jamais été le leitmotiv du joueur. Il revient la saison suivante et continue à jouer chaque match comme si c’était le dernier. Arrive alors ce fameux 19 novembre 2004 et cette tristement célèbre baston au Palace face à Indiana. Non pas que nous voulions nous étaler sur cette sombre histoire, mais cet événement est également révélateur du personnage qu’était Ben Wallace. En effet, il était loin d’être le joueur le plus commode de la Ligue. Il avait un caractère de feu et n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Un tempérament qui rappelle celui de son mentor Charles Oakley et de la mentalité de la NBA des années 90. Big Ben n’était pas le gendre idéal. Son jeu était basé sur l’impact physique et le hustle. Chaque contact avec un adversaire pouvait dégénérer et c’est ce qu’il s’est passé ce soir-là. Ron Artest fait une faute un peu appuyée sur Big Ben. Ce dernier voir rouge et pousse violemment l’ailier. Le reste appartient à l’histoire. Mine de rien, cet épisode participe à l’image du joueur. Certains verront en lui un côté sauvage et effrayant, d’autres un côté charmant, sulfureux, différent. Un personnage clivant en somme, comme beaucoup d’icônes des Pistons (le bonjour à Isiah, Bill, Dennis et Rick). En tout cas, ça ne l’empêche pas d’être à nouveau All-Star et de récupérer le trophée de DPOY des mains de son plus grand ami Ron Artest. Dans le même temps, les Pistons et lui marchent sur la Ligue jusqu’à ces fameuses Finales 2005 irrespirables face aux Spurs perdues en sept matchs. Ben Wallace aura pesé de tout son poids une fois de plus mais l’escouade texane était supérieure. Il passe alors à un match d’un back-to-back retentissant. Pour mettre tout le monde d’accord, il gardera tout de même son titre de DPOY en 2006, devenant ainsi le seul joueur avec Dikembe Mutombo à être élu quatre fois Défenseur de l’Année au cours de sa carrière.

Fin de carrière et postérité

Résultat de recherche d'images pour "ben wallace lebron"À l’issue de la saison 2005-2006, il est agent libre et décide de faire ses valises direction Chicago. Un déchirement pour toute la Pistons Nation. Voir le co-capitaine de l’équipe, star adulée et coqueluche du Palace aller chercher du blé chez les voisins de Chicago, trop dur à accepter. À son retour au Palace sous le maillot des Bulls, il est copieusement sifflé par le public. Une fois de plus, cela fait partie du personnage Big Ben. Il avait cette particularité de n’écouter que son cœur. Légende à Detroit ? Rien à faire, allons aux Bulls. Comme un symbole d’un joueur qui ne doit rien à personne. Malheureusement pour lui, ce transfert est un énorme flop et il n’y fera qu’une saison et demie avant d’être envoyé aux Cavaliers où il ne fera guère mieux. Après deux saisons en demi-teinte, l’intérieur retrouve finalement Detroit. Comme toute légende qui se respecte, il faut finir là où tout a commencé, histoire de faire son ultime baroud d’honneur parmi les siens. Il passera trois saisons durant lesquelles il glissera d’année en année sur le banc avant de tirer définitivement sa révérence en 2012. Aujourd’hui, Ben Wallace est considéré comme une personnalité atypique de ce sport. Peu le voient comme une vraie légende, encore une fois à cause de ses faibles prédispositions en attaque, mais après tout, est-ce grave ? À défaut d’être une figure de la NBA, il est sans contestation possible une légende des Pistons. Est-il blasphématoire de dire que personne n’a jamais aussi bien incarné le Detroit Spirit que Ben Wallace dans l’histoire de la franchise ? Chacun son avis, mais l’organisation Detroit Pistons est célèbre pour l’avènement du collectif avant l’individu, la dévotion de chaque joueur pour le bien de l’équipe, la rigueur défensive et le caractère bien trempé de chaque joueur. Lorsqu’on joue pour Detroit, la sueur le sang et les larmes ne peuvent être un frein. Ben Wallace a porté en lui cette mentalité durant son passage victorieux à Detroit. Comme ses aînés des Bad Boys, il aura su gagner des titres grâce à cette façon de voir le basket-ball. Certes, il était loin d’être le plus talentueux de l’équipe en 2004, mais il en était l’âme, le chef de meute. Bien sûr, on ne peut comparer cette génération à celle des Bad Boys car le jeu était différent, or le sens du dévouement, le hustle et le goût pour les caresses viriles des Pistons 2004 sont en quelque sorte un héritage de l’époque d’Isiah Thomas, Bill Laimbeer et compagnie. Detroit et Big Ben, c’est avant tout une magnifique histoire d’amour entre une franchise qui a su tirer le meilleur d’un basketteur pas forcément destiné à une énorme carrière et un joueur qui a redonné à cette équipe ses lettres de noblesses en y apportant ses valeurs si chères qui avaient fait le succès de cette équipe à la fin des années 80.

Aujourd’hui, il manque pourtant encore un petit détail pour que ce long dossier sur Big Ben puisse être complet. Le Hall Of Fame. Ah mon Ben, on ne fait pas de fumée sans feu. Quand on veut ressembler à Bill Laimbeer, il faut assumer. En effet, l’année dernière, Ben Wallace était logiquement censé faire son entrée au panthéon du basket. Or, les instances en ont décidé autrement et il est pour l’instant hors de question d’honorer un mec qui est à l’origine de la plus grosse bagarre de l’histoire de la Ligue. Pourtant, en terme purement basket-ball, il le mérite tellement. Champion NBA, quatre fois DPOY, quatre fois All-Star, cinq fois d’affilée dans la All-NBA Defensive Team, sans oublier les rebonds et les contres qu’il aura compilés par milliers durant toute sa carrière. Malheureusement, il ne sera toujours pas honoré à la fin de cette saison 2018-19, c’est l’insider célèbre Adrian Wojnarowski qui l’a annoncé il y a peu. Décidément, les Pistons et le Hall Of Fame, une grande histoire d’amour… Soyons sérieux cela reste un doux scandale, mais il faut respecter et attendre, en espérant que son jour viendra. Pour l’instant, Ben reste proche de Detroit en étant président des Grand Rapids Drive et revient régulièrement passer le bonjour lorsque l’envie lui vient et qu’il se pointe à un match des Pistons dans la nouvelle antre de la Little Caesars Arena.

Voilà l’histoire de Ben Wallace, le parcours atypique d’un mec qui a marqué son époque et son poste de par son style de jeu old school et très peu orienté vers l’offensive. Une star du devoir, un as de la besogne, un maître absolu de la défense qui aura su casser toutes les portes pour atteindre les sommets, à force de courage et d’abnégation. Sa culture du jeu transpire Detroit et il fait aujourd’hui partie intégrante de l’histoire de cette franchise historique de NBA. Sans lui, les Detroit Pistons ne seraient pas vraiment les Detroit Pistons tant il aura su marquer la franchise sur le terrain mais également identitairement. Big Ben quoi, et même si le Hall Of Fame décide de le snober indéfiniment, son légendaire jersey au numéro 3 trônera à jamais au plafond de la Little Caesars Arena et sera dans les mémoires de tous les fans des Pistons.

source image : Getty images, AP, USA Today, NBA

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :